Produire des images numériques pour mieux les comprendre

La réalisation d’un film entraine une suite d’étapes. Le montage final peut être long, il est important de prévoir un rétro-planning.

1 – Identifier une intention : que va dire le film ? Quel est notre sujet ?

2 – Écrire un scénario structuré en s’inspirant par exemple du schéma narratif

3 – Après l’écriture du scénario, il est possible de dessiner un storyboard : « Le storyboard permet de définir un cadre, une intention, un mouvement, en déterminant les principaux éléments et les actions qui composent chaque scène. à l’aide de commentaires et d’annotations, il permet de préciser des détails sur une action, un mouvement ou un changement d’état avec des flèches ou des repères faciles comprendre ». Source :  Esma, école supérieure des métiers artistiques.
Faire un découpage temporel en plans et en séquences, toujours en fonction de votre intention

4 – En fonction des contraintes techniques, spatiales ou temporelles, le scénario de départ pourra être ajusté, modifié, précisé.

5 – Planifier le travail : faire un planning sur lequel figurent les dates de prises de vue, de montage, de livraison de film. Certaines tâches seront réalisées au lycée, peut-être en cours, d’autres à l’extérieur et en dehors des cours. Il est important d’anticiper pour respecter la date de livraison : 3 mars à minuit.

6 – Répartir les tâches : qui va filmer ? qui va collecter du son supplémentaire (bruitages par exemple), qui va se charger de l’éclairage éventuellement, qui va finaliser le montage ? Qui va livrer le film ?

7 – Ne pas oublier de donner un titre au film et de faire défiler un générique à la fin en nommant les auteurs et les acteurs éventuels. Il peut y avoir aussi des remerciements. Le générique doit être inclus dans les trois minutes du film.

8 – Il peut être intéressant de garder trace de la démarche dans un carnet de bord (écriture, storyboard, obstacles rencontrés, questionnements) pour faciliter la présentation orale du 20 avril.

Repères techniques et artistiques

Les angles de prise de vue

Varier les angles de prises de vue en fonction de l’intention : plongée, contre-plongée, au niveau du sol.

Le cadrage

Filmer de préférence en format paysage. À certains moments on peut être tout près du sujet (objet ou personne) à filmer ; à d’autres moments, on peut être éloigné pour faire apparaître le contexte : un arrière-plan, un premier plan.

Toutes les techniques de prises de vue peuvent être explorées dans un souci artistique : le timelapse (photo prises à intervalle régulier, voir ci-contre avec Brest 2012), le stopmotion pour réaliser un film d’animation par exemple, les plans accélérés, les ralentis

Autorisez-vous des créations originales…

Les mouvements de caméra

La caméra peut approcher progressivement le sujet (travelling avant) ou s’en éloigner progressivement (travelling arrière). Elle peut balayer une scène de gauche à droite ou de droite à gauche. Attention cependant, ces mouvements doivent être limités sinon ils deviennent ennuyeux pour le spectateur. Les balayages trop rapides ne sont pas esthétiques. Privilégier les balayages lents.
Les plans fixes présentent moins de risques : ils ne doivent pas être trop longs. Certains durent seulement 3 à 4 secondes (cf films publicitaires). Ils donnent un rythme au film et maintiennent l’attention du spectateur.

Conseils pour filmer une interview

Jouer avec le hors-champ